Weedon
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WEEDON – Le conseil municipal de Weedon s’est élevé d’une voix commune pour obtenir des réponses quant au processus d’obtention d’une licence d’exploitation de Santé Canada pour le projet de serres de cannabis médicinal de MYM Neutraceuticals. Le processus tarde, ce qui inquiète la municipalité, qui compte sur cet important projet chiffré à 223M$ pour générer des retombées économiques.

Depuis près de 18 mois, la municipalité de Weedon attend patiemment des nouvelles concernant les demandes de licences de l’entreprise et de ses filiales québécoises. Alors qu’habituellement le traitement des demandes par le ministère de la Santé du Canada se réalise entre 12 et 18 mois, concrètement il n’y a aucune standardisation ni aucun délai maximal.

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Une rencontre entre les décideurs politiques, la municipalité et les représentants du partenaire privé eut lieu en février dernier afin de débloquer le traitement des licences, mais celle-ci n’a donné aucun résultat, selon le maire de Weedon Richard Tanguay.

«On commence à se demander si le fédéral a légalisé le cannabis sans s’être assuré préalablement que la fonction publique détient les moyens de traiter efficacement et équitablement les demandes de licences, affirme-t-il. En tout, plus de 90 licences furent attribuées en Ontario, comparativement à 13 au Québec. À elle seule, l’Ontario a reçu quasiment autant de licences que toutes les autres provinces réunies.»

La municipalité n’octroie pour le moment aucun avantage fiscal ni aucun investissement public pour le projet, mais ne reçoit en retour aucune retombée ni avantage économique. Elle s’assure néanmoins que tout le nécessaire au bon fonctionnement de l’industrie soit en place à temps, ce qui demande beaucoup de temps et d’énergie au bureau de projets.

«Notre stratégie de développement socio-économique dépend beaucoup de l’avancement du projet. Il est primordial pour nous de connaître les faits. Nous avons besoin d’informations et de connaître  les  échéances  pour  planifier  notre  développement», renchérit-il.

Le 2 juillet dernier, le conseil municipal adopta unanimement une résolution interpelant formellement la ministre de la Santé, le ministre responsable de la Loi sur le cannabis, la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, en plus du premier ministre afin de connaitre l’échéance du délai de traitement des demandes de licences en lien avec le cannabis au Québec.

«Nous nous considérons comme des partenaires du gouvernement fédéral et sommes d’avis qu’il a le devoir de nous  communiquer  les faits. Nous demandons également  que  le  gouvernement  améliore  le système  de traitement,  en  instaurant  des  délais,  une  standardisation  et  en  améliorant  la transparence tout au long du processus», conclut le premier magistrat, en attente de réponses sous de plus brefs délais.

Par Maxence Dauphinais-Pelletier
La Tribune

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